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un peu d'histoire


Une Eglise,Un clocher et des cloches !

      Un peu d’histoire du passé et du présent.

EN 1914, la Paroisse Ste Thérèse comptait 200 habitants….Peu après la guerre, des wagons étaient utilisés comme logements au lieu dit « La Maltournée ». L’un d’eux servit de lieu à la fois pour le culte et pour la catéchèse. En 1920, le père THIENARD, curé de SARRY, ancien missionnaire est chargé de l’évangélisation.

En 1928, il est dénombré 800 habitants. Les rues principales étaient à peu près ce qu’elles sont maintenant, mais seulement bordées de quelques demeures isolées.

En 1931, une chapelle fut construite, avenue des Alliés et en 1934, le Père MARTIN, professeur au grand séminaire en reçoit la charge. Un laïc Monsieur CHARNOZ se dévoue beaucoup à cette époque pour les jeunes de ces quartiers en développement. 

Début Août 1944, lors d’une réunion à l’évêché, où se trouvait le Père COLLOMBAR, successeur du Père MARTIN, et à l’approche de la libération de la ville, Monseigneur TISSIER faisait le vœu que si Chalons était épargnée par les combats, une église serait construite et dédiée à Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus .

En décembre 1944, Mr KOENIG et sa sœur Marthe firent don de leur maison et jardin, sis au 40 avenue des Alliés en vue d’y installer le presbytère de la paroisse (proche de la chapelle).

Début 1945, la ferme de Bagatelle (bâtiments, cour, grand jardin et champ) étant mise en vente par les descendants de la famille HOURBLIN, il fut jugé que cet emplacement en plein centre du prochain quartier résidentiel était manifestement propice à la construction de la future église.

Un échange fut donc effectué avec le leg KOENIG. Et les années passèrent…

Les constructions devenant de plus en plus nombreuses. Le Père LEBAR ayant reçu la charge de la paroisse en 1948, commença dès 1956, les démarches pour la construction du sanctuaire dont l’inauguration eut lieu le 19 Mars 1961. Très peu de temps après, un clocher en bois appelé…immédiatement « mirador » vint accompagner les célébrations avec les trois cloches transférées de la chapelle.

Le presbytère sera habitable en 1966 et l’achèvement de l’église ne surviendra totalement qu’en 1976 marquant aussi le départ du père LEBAR pour Epernay. Le nouveau clocher étant plus solide, deux nouvelles cloches plus importantes en remplacèrent deux plus petites actuellement à l’église St Michel.

En octobre 1997, un incendie survenant dans une salle sous l’église, nécessita des travaux conséquents et notamment une remise aux normes de l’ensemble des salles. Celles-ci étant très appréciées et régulièrement entretenues par l’équipe technique.

La tempête

de décembre 1999 soulevant la toiture de l’Eglise obligea son remplacement. Le clocher ayant probablement souffert aussi de ce coup de vent, mais en panne électrique, il fut constaté après réparation un balancement anormal nécessitant son arrêt. Après plusieurs expertises et avis divers, sa démolition fut estimée nécessaire. Les  cloches se sont tues !

Depuis 2001, combien de fois des paroissiens et autres se sont étonnés de ce silence. Pourtant, selon les circonstances, elles marquent joie et tristesse : jours de fête, baptême, mariages, deuils aussi.


En 2008, la d
écision de construire un nouveau clocher et de démolir l’ancien a été prise, le projet étant confié à Mr RIGAUD, architecte. Après étude, celui-ci a proposé une idée nouvelle, implanter le clocher sur le parvis pour une visibilité plus grande avec une « boite à cloches » indépendante pour y loger celles déjà existantes. La réalisation fut à plusieurs reprises différée, mais cette fois, elle est réelle et bien sonnante ! Pour répondre à la curiosité d’un certain nombre, parlons un peu des cloches. Elles sont trois, à savoir :

La plus ancienne qui est aussi la plus petite a été fondue il y a plus de quatre siècles. C’est en effet en 1601 qu’elle a été offerte par Pierre BRAUX, sieur de Florent et Seigneur de MAIRY, échevin de CHALONS et sa femme, damoiselle Perrette de MORILLON. Cette cloche a été donnée à la paroisse par l’Evêché en 1974. Elle pèse 45 kg et sonne le  «  la ».

La moyenne donne le sol et pèse 60 kg .Il s’agit d’une ancienne cloche, d’horloge vraisemblablement, qui sonnait faux ! Elle a été refondue par la maison BOLLEE d’Orléans. On peut y lire l’inscription suivante « en mémoire de Fernand LEBAR et Gabrielle PRIEUR, son épouse (1) bienfaiteurs de cette église dédiée à Ste Thérèse de Lisieux. Je fus placée ici pour chanter l’appel de Thérèse à l’amour et à la confiance. »

La plus importante pèse 105 kg et donne la note « fa ». Elle  a été fondue en 1899 par la maison PAINTANDRE de Vitry. A l’origine, placée au petit séminaire de ST MEMMIE, «  sauvée en 1905 », elle fut mise dans le clocher de St Alpin, puis dans la chapelle, avenue des Alliés. Ensuite, en 1961 lors de la construction de l’église,  elle vint dans le « mirador » en bois en attendant en 1974 de rejoindre le nouveau clocher.

                                                                                                                                                                 René VARLET

(1) Parents du Père Jean LEBAR.